Une course de coeur
Il y a des courses auxquelles on s’attache.
Pas seulement pour courir, mais pour l’ambiance, l’atmosphère et ce qu’elles représentent.
Le Senpereko Trail est un peu devenu ça pour moi.
Un pèlerinage annuel.
En 2024, j’y prenais le départ de mon tout premier trail. Tout était nouveau.
Le terrain, la distance, la gestion de l’effort. Je découvrais ce sport qui allait rapidement prendre une place importante dans nos vies.
Ce jour-là, j’avais bouclé, non sans mal, les 42 km et 2800 m de dénivelé positif du Gotorlekuen Itzulia en 6h42.
L’année suivante, j’étais revenu avec l’envie de voir où j’en étais. Malheureusement, une grippe quelques jours avant la course avait brouillé les sensations.
6h30 à l’arrivée, sans vraiment savoir ce que cela voulait dire.
Alors cette année, le retour sur la ligne de départ avait une autre saveur.
Le même parcours, un autre coureur
Sur le papier, le plan était simple : partir en gestion jusqu’au ravito de Trabenia (20ᵉ km) et respecter strictement mon plan de nutrition.
Dès le départ, l’envie ne manque pas, mais je reste patient.
Je connais le piège de la première partie.
Dans la première grosse montée, quelque chose devient évident.
Je monte plus vite qu’en 2024… mais sans lutter. Le souffle est calme, les jambes répondent. Pas de précipitation, juste du contrôle, de la gestion.

À ce moment-là, je comprends que le travail des derniers mois est bien là.
J’atteins le sommet de la Rhune légèrement en avance sur mon temps prévu.
Avec la météo des jours passés, je me dis que la descente va être une boucherie. J’ai l’avantage du terrain, je suis à la maison!
Malgré un balisage très présent, la visibilité est nulle sur le début de la descente et certains ont dû un peu jardiner dans le brouillard…
Je descends plutôt fort (à mon niveau), les jambes répondent bien.
Je me régale malgré quelques glissades et me surprends même sur certaines portions vu les conditions. Le terrain est un vrai chantier.
Fin de descente : ravito de Trabenia (20ᵉ km).
J’ai un peu moins de deux minutes de retard sur mon temps prévu et je me sens plutôt bien. J’ai limité la casse et repars confiant.
À partir de là, je vais beaucoup courir seul.
Je continue de gérer jusqu’au second passage à la gare de Saint-Ignace (30ᵉ km) où j’ai finalement repris un peu d’avance.
Je retrouve une dernière fois ma team assistance de choc avant l’arrivée.
Même en passant en express sur les ravitos, c’est toujours réconfortant de les voir.
À ce moment, je sais que le sub 6h est largement jouable.
Il reste simplement à tenir et à mettre ce qu’il y a à mettre pour faire au mieux.
J’entends encore Thomas me crier en quittant le ravito :
« Dernier sprint jusqu’à l’arrivée ! »
Je mets ce que j’ai à mettre sur cette dernière portion… et fais une belle chute sans gravité (sauf pour le cuissard qui termine avec un gros trou…)
La ligne arrive finalement.
Pour une fois, j’arrive même à courir plus vite que les kids lorsque je les retrouve.
On franchit l’arche ensemble.
Je regarde la montre.
5h36.
Cool.
Le parcours est resté le même.
Mais entre deux passages, le coureur a changé.

Un travail d’équipe
Je me sentais capable d’améliorer mon temps sur ce parcours.
Encore fallait-il le réaliser.
Cette étape me rappelle une fois de plus que le travail paie.
Que l’accompagnement de Paul, notre coach, est plus qu’efficace. Un grand merci à lui de permettre à des amateurs comme nous de progresser dans de telles conditions.
L’assistance est une chance. Encore plus quand elle ressemble à une équipe.
J’ai la meilleure.
Tellement reconnaissant d’évoluer dans cette discipline et de profiter de l’expérience de personnes comme Thomas et Émilie.
Et d’en rencontrer d’autres tout aussi inspirantes : Chloé, Pascal, Sébastien…
Merci.
Le sport continue de nous faire vivre des moments forts, même sans jouer la gagne!
Cet événement méritait une place ici.
Ce n’est pas simplement un récit car cette course me tient vraiment à cœur.
J’espère encore avoir la chance d’obtenir un dossard l’an prochain.
Car si certains parcours servent simplement à courir,
celui-ci à une saveur différente.

Merci le Spuc pour ce bel évènement.
Votre organisation, vos bénévoles et leurs sourires bienveillants.
Merci aux copains pour les messages,
Mention spéciale à PH de Bango Mag d’être venu.
Merci Maxime Noble pour les photos,
et Merci à ceux qui ont pris le temps de lire.
À bientôt dehors.

Commentaires
Une réponse à “Senpereko Trail 2026 / Gotorlekuen Itzulia”
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