C’était ma deuxième participation aux Délices de l’Ursuia.
L’an dernier, j’y avais pris un dossard au dernier moment,
pour relancer la machine après un Senpereko en demi-teinte.
Cette année, le contexte est différent.
Et je prends le départ seul.

Une course plaisir
Pas une course objectif.
Mais un test.
Un format plus court, plus rapide.
Et un ratio qui oblige à rester engagé.
La Journée ne démarrait pas tout a fait comme prévu.
Au réveil, enfant malade, on s’interroge. Adeline décide de rester à la maison. C’est finalement PH, de Bango Mag, qui m’accompagne.
On lui a promis des images d’effort intense dans la dernière bosse du parcours.
Il veut pouvoir documenter la souffrance !
Pour ma part, les sensations depuis le Senpereko sont assez aléatoires.
De la fatigue, des sorties qui passent parfaitement et d’autres ou ça grince un peu. C’est le jeu.
Mon objectif est simple, ne pas trop jouer l’économie et essayer de tenir un rythme soutenu tout le long.
Décalaminer le moteur.
2h33 à 180bpm
Je pars sur un bon rythme, comme prévu.
Le parcours démarre direct en bosse et le cardio monte très vite.
Un peu trop.
Je suis hors de la zone ou j’active normalement le régulateur.
Je me dis qu’à la première relance, première descente, ça va descendre et se caler.
Au final ça ne descendra jamais !
Je gère mon effort et m’adapte.
C’est assez frustrant mais je dois parfois marcher dans des portions où j’ai l’habitude de trotter.
Mon cardio est déjà élevé et il ne me reste pas beaucoup de marge pour monter plus haut.
C’est dingue comme 5 – 10bpm peuvent changer la sensation de l’effort.
C’est également l’intérêt de se tester sur des formats différents.
Pour mieux apprécier le confort du rythme de l’Ultra !
Un résultat mitigé
2h33.
62ème sur environ 400.
A peine 2′ de moins que l’an dernier.
Clairement, après la progression sur le Senpereko, j’espérais mieux.
Mais le point de départ n’était pas le même.
La forme du jour différente.
Le classement est anecdotique à mon niveau mais la progression compte.
Concernant la course, le parcours est toujours aussi cool.
Plutôt très roulant avec un enchainement de petites bosses et de grandes relances.
Puis l’ultime bosse qu’on aime appeler « Le Mur » avec Adeline.
C’est le juge de paix. Si tu n’as plus de jus au pied de celle-ci, ça risque d’être un long moment. Surtout ce jour là avec le soleil qui tapait plein fer dans le pentu.
Je crois que PH à pu y faire les photos qu’il souhaitait.
Les paysages et les vues sont vraiment belles.
Ce n’est pas pour rien que l’on revient souvent sur cette boucle pour s’entrainer.
Et qu’on reprendra sûrement des dossards sur cette course locale bien organisée.
Les sensations trompent rarement.
Deux jours après la course, je tombe malade.
Avec l’entraînement régulier, les sensations ne trompent presque jamais.
Et la mécanique non plus.
Passage chez l’osthéo quelques jours après la course.
Jambe gauche « bloquée » qui expliquait sûrement les grincements réguliers.
Je pense que je trainais ça depuis le Senpereko suite a une glissade rattrapée de justesse.
J’avais ressenti une tension à ce moment précis.
Parfois ce genre de choses passent seules.
Là, une aide était nécessaire.
Le chemin continue
Après un Senpereko qui a boosté la confiance,
ce genre de course remet les idées en place.
Le chemin vers la TDS est encore long.
Pas d’excès de confiance.
Rester à l’écoute.
Sans trop s’écouter non plus.
Retourner au boulot en prenant les courses l’une après l’autre.
La prochaine aura une saveur particulière.
Elle va se déguster à deux.
Rendez-vous en Mai avec Adeline pour le Chapitre 03
Le 2x25km de l’Euskal Trail en Duo !
À bientôt dehors.


Laisser un commentaire