
L’origine de la TDS
TDS est l’acronyme de Trace des Ducs de Savoie.
J’ai cherché des références à un itinéraire historique précis, mais la course tire davantage son nom de sa situation géographique que d’un véritable chemin patrimonial. Le parcours traverse en effet différentes vallées et hauts massifs qui faisaient partie, autrefois, du vaste duché de Savoie. La TDS est avant tout le symbole d’une grande traversée alpine, qui serpente aujourd’hui à travers les montagnes du Val d’Aoste, du Beaufortain et de la Savoie.
Créée en 2009, la Trace des Ducs de Savoie est une épreuve « à part » qui se déroule fin août à Chamonix, pendant l’UTMB. Plus technique, plus sauvage, et longtemps plus discrète que les autres courses du programme ; elle a aujourd’hui autant de succès que les courses phares.
Son accès reste toutefois plus direct que celui des épreuves dites « finales ». Pas de Running Stones, pas de qualification spécifique, pas de tirage au sort. La TDS ne fait pas partie des Finales UTMB et les inscriptions se font encore sur le principe du premier arrivé, premier servi. Cette année, les dossards se sont écoulés en moins d’une heure…
C’est quoi la TDS ?
Aujourd’hui, le parcours avoisine les 153 kilomètres pour environ 9 000 mètres de dénivelé positif. Le départ est donné le lundi soir à 23h50, à Courmayeur, en Italie. Les coureurs doivent ensuite rejoindre Chamonix en passant par Bourg-Saint-Maurice, Beaufort et Les Contamines, qui sont les trois bases de vie avec assistance autorisée. Le parcours est exigeant, mais les décors promettent d’être incroyables.
Souvent restée dans l’ombre de l’UTMB, la TDS est aujourd’hui régulièrement comparée à la course reine, notamment depuis que l’écart kilométrique entre les deux épreuves s’est réduit au fil des années. Il n’est pas rare d’entendre que l’une serait plus difficile que l’autre. Mais doivent-elles vraiment être comparées ?
Disons plutôt que cela donne deux bonnes raisons de venir courir autour du massif du Mont-Blanc.
Pourquoi la TDS ?
Ce n’est pas LA course qui me faisait rêver lorsque j’ai commencé le trail.
Mais elle s’impose aujourd’hui comme une étape importante vers un projet un peu plus Fou…
Quand on s’intéresse au trail, on ne peut pas passer à côté de l’UTMB. Qu’on aime ou non, c’est aujourd’hui l’événement mondial le plus important de la discipline, avec tout ce que cela implique. Quand on aime le sport, participer à un tel rendez-vous devient souvent une case à cocher. Mais courir l’UTMB nécessite désormais une logistique conséquente… et un peu de chance.
Pour résumer simplement : le circuit UTMB est un circuit mondial où chaque événement est membre de la franchise UTMB. Participer à ces courses permet de collecter des Running Stones, qui offrent une chance d’être tiré au sort pour accéder aux courses finales qui se déroulent fin août à Chamonix. Plus on cumule de Running Stones, plus on augmente ses chances au tirage au sort qui se déroule chaque année en janvier. Pour certains, cette quête structure entièrement les saisons sportives.
La TDS échappe à toute cette mécanique
Je voyais dans cette course la possibilité de vivre mon premier ultra, de découvrir le massif du Mont-Blanc et de passer des vacances en famille en Savoie. C’était aussi l’occasion de me faire mon propre avis sur cet événement mondial. Avant de me confronter un jour à l’UTMB, si l’envie est encore là après cette première expérience.
Ce sera également une première avec deux nuits passées en course. Une découverte totale pour moi, et sans doute une expérience précieuse pour la suite.
C’est une aventure à la fois excitante et génératrice de nombreux doutes. Suffisamment excitante pour donner l’envie de s’investir pleinement dans une préparation exigeante. Et suffisamment impressionnante pour questionner un projet d’une telle ampleur, avec un écart énorme par rapport à ce que j’ai déjà expérimenté. Mais ces doutes font partie intégrante du chemin qui mène vers de tels objectifs et j’ai la chance d’être bien accompagné.
Petit, je me souviens avoir appris la géographie et l’altitude du Mont-Blanc à l’école.
Je ne l’ai encore jamais vu.
Cet été, je vais le découvrir en famille et passer de longues heures dehors à le contempler, en espérant qu’il veille sur nous avec bienveillance.

À bientôt dehors.

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